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Un territoire durable Thème : aménagement du territoire

Florence Moses

  • Responsable planification locale
Florence Moses, une carte à la main, sur la dune de la plage des Sables blancs à Loctudy. Voir la photo en grand
Florence Moses, septembre 2026. Plage des Sables blancs, Loctudy. Photographe : Marine Minier (Instagram, nouvelle fenêtre)

« Mon fil conducteur, c’est la capacité d’accueil du territoire. L’eau, les risques littoraux, la pression sur les espaces naturels : il y a une limite. On se développe, mais de façon raisonnée. »

Transcription

Le PLUiH a été lancé en 2023, prescrit officiellement. On a construit pendant un an et demi, sur la base d’un diagnostic, tout un projet politique. Et ce que les élus ont souhaité mettre en avant en premier lieu, comme fil conducteur, c’est la question de la capacité d’accueil du territoire.

On est sur un territoire qui est très exposé, que ce soit sur la question des risques littoraux ou des réseaux. On l’a vu ces derniers mois avec la ressource en eau : après de forts épisodes de chaleur, on est fortement contraints sur l’approvisionnement en eau. C’est un territoire qui est aussi très attractif, qui accueille beaucoup de monde l’été, mais ça peut aussi avoir une limite, notamment par rapport à la pression sur les espaces naturels.

Donc l’idée, c’est de prendre tout ça en compte et d’imaginer quand même un développement sans accueillir beaucoup de population supplémentaire. Parce qu’on voit bien qu’en prenant tout ça en compte, finalement, c’est délicat de permettre l’accueil d’une nouvelle population, en tout cas en trop grand nombre.

Et donc d’essayer aussi que le développement se fasse plutôt au sein des bourgs, dans une logique de renouvellement urbain : reconstruire la ville dans la ville, plutôt que de s’étendre à l’extérieur, chose qui s’est faite pendant très longtemps, et pas forcément que chez nous. Peut-être que c’était plus facile, et ça l’est encore aujourd’hui, de construire en extension que de rénover et de requalifier certains espaces.

Et pourtant, plus on s’étend, plus on crée des besoins de mobilité, de nouveaux réseaux, et on éloigne aussi les gens des commerces. C’est avoir une réflexion sur le bâti existant : voir comment on peut le faire changer d’affectation, changer d’usage, plutôt que de rester dans une logique de construction.

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